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LETTRE DU CHEF DE LA DIRECTION AUX ACTIONNAIRES
Il me fait plaisir de vous présenter un compte-rendu de mon premier exercice complet à titre de chef de la direction du Groupe TSX Inc.
Au sein du Groupe TSX, nous faisons converger toutes les énergies sur les activités susceptibles de générer les gains les plus appréciables et nous observons une démarche disciplinée afin de contrôler les coûts et d’accroître l’efficience.
Ainsi, en 2005, les produits ont augmenté de 19 %, les charges ont diminué de 4 % et le bénéfice net a progressé de 51 % par rapport à 2004.
Ces résultats ont été appuyés par une économie canadienne en plein essor et la vigueur de nos marchés financiers. Cette vitalité s’est reflétée sur l’ensemble des activités du Groupe TSX, comme en témoignent les faits saillants de 2005 suivants :
- Les nouvelles inscriptions ont atteint le nombre record de 223 à la Bourse de Toronto. Les produits structurés, secteur de croissance clé, ont représenté 59 des 137 premiers appels publics à l’épargne et 52 % de tous les premiers appels publics à l’épargne à la TSX au cours de l’exercice.
- Les transactions ont atteint de nouveaux sommets, en valeur, en volume et en nombre. Pour la première fois, la valeur des transactions à la Bourse de Toronto a franchi la barre du billion de dollars, et plus de 55 millions de transactions ont été effectuées, ce qui constitue également un record. Les transactions ont également atteint des niveaux sans précédent à la Bourse de croissance TSX.
- Les ventes de données sur le marché et le nombre d’abonnés à ce service ont atteint des niveaux sans précédent.
- Le volume des opérations sur les contrats d’achat et de vente de gaz et d’électricité naturel a atteint un niveau sans précédent à la Natural Gas Exchange (NGX).
- Le volume des transactions sur CanDeal.ca Inc. s’est établi à 148 milliards de dollars, en hausse de 68 % sur 2004. CanDeal, premier marché électronique canadien pour la négociation de titres à revenu fixe, appartient au Groupe TSX (45 %) et aux six grandes banques canadiennes.
Ces records n’ont pas été sans conséquence. Les nombres records d’ordres et de transactions de même que la hausse du rapport entre le nombre d’ordres et de transactions résultant de l’utilisation de plus en plus répandue de la négociation informatisée, ou algorithmique nous ont obligés à une vigilance de tous les instants pour nous assurer que la capacité du système de négociation soit suffisante pour répondre à l’augmentation de la demande.
Nous avons doublé la capacité de notre système de négociation en procédant à deux mises à niveau au cours de l’exercice, nous avons diminué notre temps de réponse et nous avons apporté d’autres améliorations afin de demeurer à la fine pointe de la technologie. Une infrastructure technologique solide est essentielle à la réussite de nos clients.
Depuis le début de la décennie, l’excellente tenue de l’économie canadienne est le modèle de réussite le plus remarquable de l’économie mondiale.
Du 31 décembre 1999 au 31 décembre 2005, l’indice composé S&P/TSX a progressé de 34 %. L’indice américain comparable, le S&P 500, a reculé de 15 %, le Dow Jones, de 7 %, le Nasdaq, de 46 %, et l’indice principal de la Bourse de Londres, le FTSE 100, de 19 %.
Ce rendement supérieur est encore plus impressionnant lorsqu’on tient compte des gains de change attribuables à l’appréciation du dollar canadien.
Dans certains secteurs, les bourses du Groupe TSX établissent la norme internationale.
La TSX et la Bourse de croissance TSX sont les bourses de valeurs minières par excellence à l’échelle internationale. Au cours de l’exercice, nos bourses de valeurs ont de nouveau constitué la principale source de financement de projets miniers et ont attiré des émetteurs de nombreuses régions du monde. Quelque 60 % des sociétés minières du monde sont inscrites à la Bourse de Toronto ou à la Bourse de croissance TSX.
Il s’agit là d’un avantage considérable, particulièrement compte tenu du raffermissement cyclique du secteur soutenu par l’avènement de la Chine et de l’Inde en tant que joueurs importants sur la scène économique mondiale. Qui plus est, les populations de ces pays adoptent de plus en plus les habitudes de consommation de la classe moyenne, qui stimulent la demande des matières premières dont le Canada est traditionnellement un grand pourvoyeur.
Le Groupe TSX était bien représenté l’automne dernier au congrès China Mining, le plus important congrès minier international tenu en Chine. En outre, toujours l’automne dernier, à l’occasion de l’assemblée annuelle de la World Federation of Exchanges (WFE), tenue à Mumbai, capitale financière de l’Inde, j’ai rencontré des dirigeants d’entreprises indiens qui m’ont clairement fait comprendre l’importance potentielle d’établir des liens solides entre les marchés financiers de l’Inde et du Canada, particulièrement dans le secteur de l’énergie, où les besoins de l’Inde sont en forte progression et où le Canada possède une expertise qui peut contribuer à combler ces besoins.
Le secteur de l’énergie est le deuxième secteur important où nous établissons les normes internationales. Dans ce secteur, notre force repose sur deux éléments : la Bourse de croissance TSX et la NGX, établies à Calgary, en Alberta, afin de servir la clientèle de cette région.
Nos deux bourses de valeurs sont des chefs de file mondiaux de ce secteur; en effet, un plus grand nombre de sociétés du secteur de l’énergie y sont inscrites qu’à tout autre bourse ou groupe de bourses dans le monde.
La NGX, acquise en 2004, est une composante de plus en plus importante de notre groupe, dont elle a généré 6 % des produits en 2005. Les volumes des contrats de gaz naturel et d’électricité négociés et/ou compensés à la NGX ont augmenté de 20 % en 2005 par rapport à 2004.
Ces deux secteurs de premier plan, conjugués à nos forces dans d’autres secteurs, dont les sciences de la vie et la technologie de l’information, ont permis au Groupe TSX d’occuper une place prépondérante parmi les bourses du monde.
Nos principaux concurrents sont les deux grandes bourses américaines et, dans une moindre mesure, la Bourse de Londres.
Selon la World Federation of Exchanges, les fonds mobilisés au moyen de premiers appels publics à l’épargne à la TSX et à la Bourse de croissance TSX en 2005 ont atteint 12,8 milliards de dollars américains, soit une somme supérieure aux 12,2 milliards de dollars américains mobilisés sur le Nasdaq. Le total des capitaux mobilisés à nos bourses au moyen de premiers appels publics à l’épargne et de placements secondaires s’est établi à 43,2 milliards de dollars américains, ce qui est comparable aux 51 milliards de dollars américains mobilisés à la Bourse de Londres.
À la fin de l’exercice, nous nous classions au troisième rang mondial (derrière la NYSE et la Bourse de Londres) au chapitre des capitaux mobilisés.
Nos bourses de valeurs se sont classées au septième rang mondial au chapitre de la capitalisation boursière et au sixième rang mondial au chapitre des transactions sur les titres de fonds négociés en bourse et, pendant une bonne partie de l’exercice, les transactions sur les titres de fonds négociés en bourses y étaient plus nombreuses qu’à la NYSE. Parmi les bourses mondiales, nous avons enregistré l'un des plus forts gains en ce qui a trait à la capitalisation des émetteurs inscrits (25,9 %) et à la valeur des actions négociées (38,1 %) (dans les deux cas mesurés en dollars américains).
Nous avons réalisé des gains manifestes par rapport à nos principaux concurrents, la NYSE et le Nasdaq. En effet, nous avons non seulement dépassé le Nasdaq pour ce qui est des capitaux mobilisés, mais également en ce qui a trait à la part du marché global de la négociation des titres de sociétés canadiennes interinscrites.
Le Groupe TSX a collaboré avec d’autres places financières canadiennes afin de faire de nos marchés des concurrents dynamiques sur le marché mondial des capitaux. Nous sommes cependant bien conscients que notre performance exemplaire à l’échelle mondiale au cours des dernières années n’est pas garante de l’avenir. Les marchés financiers canadiens doivent se préparer à affronter ces concurrents étrangers d’envergure. D’autres changements devront être apportés à la réglementation, aux services de négociation et à la structure du marché afin d’assurer le maintien du succès du Canada à ce chapitre.
Le Groupe TSX voit ces changements d’un bon œil et compte tirer parti des occasions qui en découleront.

RICHARD NESBITT
Chef de la direction
Groupe TSX Inc.
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